Une solution de restauration courante pour un détail obsolète

L’utilisation du détail boulonné illustré à la Figure 1 est largement répandue dans le réaménagement des ponts. La norme CSA‑S6, Code canadien sur le calcul des ponts routiers, stipule que les plaques d’assemblage de traverses doivent être fixées aux semelles des poutres de pont. Dans le cas de ce détail, le raidisseur sert également de couvre‑joint de traverse. La fatigue induite par distorsion (découlant de contraintes secondaires entraînées par des déformations et des mouvements hors plan) et la fatigue causée par la charge doivent toutes deux être prises en compte. Le détail boulonné illustré ici ne modifie pas le détail de fatigue soudé raidisseur‑âme pour ce qui concerne la fatigue due à la charge car ce détail soudé reste un détail de « catégorie C1 ». Cependant, le raccordement de la plaque d’assemblage aux semelles (s’il est effectué correctement) devrait améliorer considérablement la résistance à la fatigue induite par déformation.

 

Afin d’éviter les soudures à la semelle en traction, de nombreuses poutres soudées sur les ponts en acier plus anciens comportent des plaques d’assemblage des traverses qui ont été coupées juste avant la semelle en traction ou meulées de manière à prendre appui sur celle-ci. À cause de cette pratique aujourd’hui démodée, l’âme a subi des contraintes hors plan dues au déplacement relatif des poutres. L’amplitude de ces contraintes, qui n’est généralement pas prise en compte dans les analyses, est considérée comme la cause principale des dommages provoqués par la fatigue induite par déformation des poutres de pont soudées. Les récentes éditions de la norme CSA-S6 stipulent que les traverses et les diaphragmes doivent être assemblés à chaque semelle pour résister à une force minimum de 90 kN.

figure-1-fr

 

Advertisements
%d blogueurs aiment cette page :